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Après une nuit un peu courte en raison des événements footballistiques, c'est à regret que nous quittons Strasbourg pour regagner notre Seine-et-Marne.
Après une nuit un peu courte en raison des événements footballistiques, c'est à regret que nous quittons Strasbourg pour regagner notre Seine-et-Marne.
Après une bonne nuit réparatrice et un petit déjeuner correct, nous voilà prêts à repartir pour de nouvelles découvertes de la ville.
Nous empruntons tout d'abord la berge piétonne nous permettant de longer le Fossé du Faux Rempart et de regarder passer les bateaux.
Puis nous traversons le pont menant à l'église Saint-Pierre-le-Vieux composé en fait de deux églises, l'une catholique et l'autre protestante.
Nous longeons l'écluse du quai Turckheim face à l'ENA avant d'atteindre les Ponts Couverts, ancien complexe de fortification du XIIIème siècle, formé de trois tours massives. A l’époque, les ponts en bois étaient recouverts d’une structure en bois et équipés de herses. Cet ouvrage permettait de contrôler l’accès à la ville par l’Ill, ce point étant situé à l’endroit où la rivière se divise en canaux. Ces tours en briques faisaient partie des 90 qui assuraient la défense de la ville. Un peu plus loin, une quatrième tour (dite du Bourreau), non situé sur les ponts, présente la même architecture. Ces différentes tours ont, par la suite, servies de prisons ou de zone de quarantaine pour les malades…
Puis nous accédons au Barrage Vauban d'où, de la terrasse panoramique aménagée sur toute la longueur du pont-casemate dit "barrage Vauban", on a une jolie vue sur les ponts couverts et leur quatre tours au premier plan, le quartier de la Petite France et ses canaux en arrière et la cathédrale sur la droite.
Nous empruntons ensuite le quai du Woerthel pour accéder au quartier de la Petite France qui était autrefois le coin des pêcheurs, des tanneurs et des meuniers. Il doit son nom à l'hôpital qui y fut installé au 16e siècle pour les soldats de François 1er, dont beaucoup étaient atteints du "mal français"... la syphilis. C'est un des lieux les plus curieux et les mieux conservés du vieux Strasbourg. Le quai longe le canal de navigation et offre une vue romantique sur les façades des vieilles maisons médiévales qui se reflètent dans l'eau.
Après avoir traversé la rue des Moulins, nous arrivons au pont du Faisan (pont tournant) une des attractions de la Petite France avec le passage des écluses par les bateaux de croisière sur l'Ill.
Une petite faim se faisant sentir, nous nous arrêtons pour déjeuner au restaurant "La corde à linge", le mieux placé dans ce quartier avec sa terrasse donnant sur l'écluse.
Nous passons un bon moment dans cet endroit à admirer les vieilles maisons à colombage et à regarder les bateaux franchirent l'écluse et le pont tournant.
Puis c'est par la berge piétonne que nous retournerons vers la cathédrale pour explorer à nouveau ce quartier.
Dégustation d'une glace au Café de l'Ill.
Nous contournons ensuite la cathédrale par la façade Nord et empruntons la rue du Dôme pour rejoindre la place de Broglie, passons devant la Mairie et l'Opéra National du Rhin.
Puis c'est par la berge piétonne que nous regagnons notre hôtel.
N'étant toujours pas décidé de dîner à l'hôtel, nous retournons en ville au restaurant le "Tire-Bouchon".
Retour à l'hôtel vers 22 h 30 où nous pensions passer une bonne nuit, mais la coupe du monde étant d'actualité, il en a été tout autrement. Nous avons eu droit à un concert de klaxon et cris de joie jusqu'à.... 1 h 30 du matin.
Notre semaine à Colmar touche à sa fin et nous allons terminer notre balade alsacienne à Strasbourg siège du Parlement européen et du Conseil de l'Europe.
Nous avons réservé une chambre pour deux nuits à l'hôtel Ibis Les Halles pour sa situation proche du centre ville accessible à pieds en 10 minutes. Nous y laisserons d'ailleurs la voiture garée au parking souterrain.
La chambre étant disponible à partir de 12 h, nous avons le temps de quitter Colmar et emprunterons les petites routes pour visiter la campagne environnante.
Comme nous avions repéré où se trouvait l'hôtel, nous n'avons eu aucune difficulté à le trouver. Quelques places de parking sont réservées aux clients de l'hôtel.
Après avoir déposé nos bagages dans la chambre, nous sommes partis à la découverte de la ville à travers les rues piétonnes.
Nos pas nous ont menés tout d'abord vers la place Kléber au centre de laquelle se trouve la statue de Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), héros strasbourgeois.
Nous avons ensuite emprunté la rue des Grandes Arcades jusqu'à la rue Mercière d'où l'on a la meilleure vue sur la Cathédrale Notre-Dame dans laquelle nous avons pénétré. Elle abrite dans son cœur une magnifique horloge astronomique.
Comme nous voulions faire la balade en bateau sur l'Ill, nous nous sommes dirigés vers le Palais Rohan où se trouve le guichet pour prendre nos tickets. Après avoir fait la queue un petit moment et avoir choisi le type de bateau que nous voulions (couvert ou découvert), nous avons continué notre exploration du quartier et avons rejoint l'embarcadère à 16 h 15 pour le départ prévu à 16 h 30. Chaque place dispose d'écouteurs permettant d'entendre les explications sur les différents bâtiments croisés lors de la navigation. Avons regagné l'embarcadère aux environs de 18 h 00 et repris notre exploration de la ville. Une seule compagnie de bateaux existe pour cette mini-croisière (www.batorama.com - prix du billet 12,50 €).
Retour à notre hôtel et comme le menu proposé ne nous convenait pas, nous sommes retourné en ville pour y dîner au restaurant Le tire-bouchon (http://www.letirebouchon.fr) que nous avions repéré l'après-midi.
Aujourd'hui 21 juin, c'était la fête de la musique et il y avait du monde dans les rues.
Retour à l'hôtel vers 22 h 00 et au lit pour une bonne nuit réparatrice.
Située sur la Route des Vins, entre vignoble et montagne, Ribeauvillé est une charmante cité qui a su valoriser son patrimoine historique.
Au Moyen-âge, la cité était le siège de la Seigneurie de la famille des Ribeaupierre (d'où le nom de la ville de Ribeauvillé).
Les Ribeaupierre firent construire 3 châteaux forts, dont les ruines dominent encore aujourd'hui majestueusement la cité et les collines environnantes.
Tous trois sont accessibles par un sentier de randonnée, à flanc de montagne :
De ses fortifications médiévales, la ville conserve encore aujourd'hui une partie de son mur de remparts et certaines de ses tours défensives, dont la " Tour des Bouchers " (du 13e siècle, reconstruite au 18e siècle), qui doit son nom à la corporation des Bouchers (chargée, en cas d'attaque de défendre la ville à partir de cette tour).
La Grand'rue et ses quartiers pittoresques, bordés de constructions abondamment fleuries (du 15e au 18e siècle), sont jalonnés de places ornées de fontaines de style Renaissance.
Nombreux sont les édifices qui méritent le détour :
De nombreuses fêtes rythment le calendrier des manifestations de cette commune, notamment le " Pfifferdaj " (fête des Ménétriers) qui perpétue le souvenir des réunions de la confrérie des ménétriers d’Alsace qui se réunissait depuis 1481 à Ribeauvillé pour y élire leur roi. Cette fête, la plus ancienne d’Alsace, qui alterne présentation de chars et fanfares (selon une thématique différente tous les ans, liée à l’époque médiévale), est encore aujourd’hui célébrée à Ribeauvillé tous les premiers dimanches de septembre.
2 - Pfifferhüss
"Pfifferhüss" ou l’auberge des Ménétriers. L'oriel de 1663 porte l’inscription : "Ave Maria Gracia Plena" rappelant le pèlerinage du Dusenbach dédié à la Vierge Marie. La Confrérie des Ménétriers, citée depuis 1390, était placée sous la protection des Seigneurs de Ribeaupierre.
3 - Auberge à l’Eléphant
L’auberge à "l’Eléphant" de 1522 devenu Restaurant de La Poste, allusion à l’ancienne poste au bout de la rue de la Halle aux Blés.
7 - Tour des Bouchers
Construite en 1290 et rehaussée en 1536, elle a été menacée de destruction à de nombreuses reprises. Elle est aujourd’hui l’emblème de la ville. Elle culmine à 29 m.

14 - Maison Dissler
Maison Dissler avec poteau cornier représentant un forgeron avec son tablier et des cuissardes en lamelles de cuir. (En mouillant le cuir cela faisait une bonne protection contre la chaleur du foyer - voir photo dans l'album).

17 - Porte cochère
Au n°1 de la Place de la République, magnifique porte cochère avec ses arcs vrillés.
22 - Porche armorié et maison parasismique
N°4, rue de la Fraternité : une belle maison médiévale (seconde moitié du 15ème siècle). Elle présente un colombage typique, appelé «Mann», avec des assemblages à mi-bois et cheville médiévale à grosse tête apparente. Porche avec armoiries de tonnelier (1740). Dans la cour, armoiries de verriers (1582).
23 - Maison Siedel
Maison (boucherie) avec très beaux colombages, "chaises curules" et "gugloch" (petite fenêtre latérale permettant de voir sans être vu).
30 - Ancienne Halle aux Blés et Fontaine
L'ancienne halle aux blés mentionnée dès 1431 abritait les céréales des redevances seigneuriales. La façade a conservé ses deux porches gothiques.
Devant la halle, une fontaine porte la date de 1559.
Les numéros devant les photos renvoient aux emplacements sur le plan.
Pas de problème pour se garer, le parking situé à l'entrée du village est gratuit et il y a même des toilettes.
A deux pas de la porte Haute, ancienne entrée fortifiée de l'enceinte du 14e siècle, un tilleul daté de 1300 donne une idée de l'ancienneté de ce village viticole. Le mur d'enceinte médiévale subsiste encore au nord, flanqué de tours rondes, celle de la Poudrière ou celle des Sorcières.

On peut voir de nombreuses maisons anciennes et une jolie fontaine se trouve sur la place du marché.
Peu de monde pour visiter ce village et comme nous n'avons pas "accroché", nous sommes allés reprendre la voiture et filer sur Ribeauvillé.
Aujourd'hui sera une journée consacrée à la visite de plusieurs villages alsaciens.
Nous commencerons tout d'abord par le village de Riquewihr classé parmi les plus beaux villages de France.
La ville de Riquewihr, un des "Plus Beaux Villages de France", est située dans un vallon ouvert vers l’est, au débouché du cours d’eau du Sembach ; vers l’ouest, une vaste forêt domaniale s’élevant à plus de 900 m d’altitude constitue l’arrière-fond du site.
Flanquée au nord et au sud de collines sous vosgiennes plantées de vignes, dont les fameux Grands Crus du Schoenenbourg et du Sporen cités dès le Moyen Âge, Riquewihr a prospéré au cours des siècles, particulièrement au XVIe siècle, grâce à la culture de la vigne et au négoce du vin connu dans toute l’Europe.
La cité fortifiée de Riquewihr est protégée par une double enceinte. La vieille ville a conservé un tissu urbain très dense : des maisons érigées du XVe au XVIIIe siècle forment un ensemble d’une richesse architecturale exceptionnelle.
L’agglomération s’est étendue en dehors des remparts à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.
Au VIIIe siècle, un propriétaire franc dénommé Richo aurait exploité un domaine viticole sur le site, d’où le nom de "Richo villa" qui donnera celui de Riquewihr. Propriété des comtes d’Eguisheim-Dabo aux Xe - XIe siècles, Riquewihr, avec sa seigneurie, passe ensuite aux comtes de Horbourg qui, en 1291, entourent la cité d’une première fortification. Un document de 1320 mentionne pour la 1ère fois le statut de "ville" de Riquewihr. En 1324, les comtes de Horbourg vendent la seigneurie de Riquewihr au comte Ulrich de Wurtemberg. En 1397, le comte Eberhard II de Wurtemberg est fiancé, puis se marie 10 ans plus tard, avec l’héritière du comté de Montbéliard, Henriette de Montfaucon. La seigneurie de Riquewihr appartient dès lors aux comtes de Wurtemberg-Montbéliard. Entre temps, en 1495, le comté de Wurtemberg est élevé au rang de duché. En 1534, le comte Georges de Wurtemberg permet l’introduction de la Réforme d’inspiration zwinglienne (suisse) sur ses terres ; en 1559, le duc Christophe de Wurtemberg, pour préserver l’unité religieuse dans ses possessions sur les deux rives du Rhin, introduit les enseignements du réformateur allemand Luther. Durant la guerre politico-religieuse dite de Trente Ans (1618-1648), Riquewihr souffre terriblement : pillages, rançons, épidémies, famine, mortalité, destructions... L’influence française s’étendant en Alsace, Riquewihr est placée sous l’autorité royale en 1680 (Louis XIV), tout en restant propriété des Wurtemberg-Montbéliard. À la Révolution de 1789, les habitants de Riquewihr se rallient à la République Française. Les ducs de Wurtemberg-Montbéliard sont évincés lors du traité de Paris (1796) et Riquewihr est définitivement rattachée à la France.
Après avoir fait le tour du village, sommes revenu à l'entrée pour trouver une place de parking payant (2 € / 2 h ou 3 € / 4 h). Puis nous avons entamé notre visite en suivant approximativement le parcours recommandé sur le plan.
1 - Reproduction d’une gravure de Riquewihr (mur en face de l’Hôtel de Ville - place Fernand Zeyer)
La gravure réalisée par Mathias Merian en 1644 fournit une vue d’ensemble de la ville et permet de localiser ses fortifications.
De la première fortification de 1291, on reconnaît :
- les tours d’angle, dont trois sont conservées : la Tour des Voleurs, la tour appelée "Hellerturm" et celle dite des "Anabaptistes",
- une tour située sur le flanc sud : la Tour des Bourgeois ou Tour Blanche, détruite au début du XIXe siècle,
- la Porte haute, à l’ouest, appelée « Dolder », toujours en place et la Porte basse, à l’est, démolie en 1808 ; ces deux portes étaient doublées chacune par un avant-poste.
Suite au développement des armes à feu, la défense de la cité est renforcée vers 1500 : la première enceinte est modifiée et un second rempart est construit sur les fronts est, sud et ouest. Début du XVIIe siècle, deux bastions et une tour seront ajoutés aux coins de la fortification.
2 - Hôtel de Ville (place Voltaire - place Fernand Zeyer)
Après démolition en 1789 de l’ancien Hôtel de Ville situé au centre de la ville, un nouvel édifice de style néo-classique est construit en 1809 près de la porte du bas qui venait d’être démolie. À l’extérieur, le fossé rempli d’eau rappelle l’existence de douves ayant entouré la cité.
3 - Maison Schickhardt
Maison construite en 1606 pour Ambroise Dieffenbach (bourgeois et membre du magistrat) par Heinrich Schickhardt, architecte au service du Duc Frédéric Ier de Wurtemberg, qui a œuvré en tant qu’ingénieur militaire, urbaniste et inventeur de machines. Porte d’entrée et oriel d’angle remarquables.
4 - Le "Gratte-ciel"
Réunissant sous le même pignon deux corps de bâtiment distincts de 1561, cette maison compte 5 étages, en pans de bois ornés de chaises curules, posés sur un rez-de-chaussée en maçonnerie : avec ses 25 m de haut, c’est l’une des plus hautes maisons à colombages d’Alsace. À l’angle droit de la maison, le pan de mur coupé facilite la circulation. À noter à cet endroit, une marque de tâcheron (signature du tailleur de pierre sur l’œuvre qu’il a réalisée) servant à établir son salaire.
5 - Place des Trois Eglises
Cette place tire son nom de la présence en ce lieu de trois églises dès les temps anciens :
- l’église paroissiale datant des XIIe au XVe siècles, dédiée à Sainte-Marguerite : désaffecté en 1833, cet édifice gothique est remplacé au milieu du XIXe siècle par l’église protestante actuelle. Une église catholique a été édifiée à la même époque près de la "Porte neuve",
- l’église de pèlerinage Notre-Dame (n°16) : fondée par les Ribeaupierre en 1337 pour abriter
une "image sainte" censée faire des miracles, elle est transformée en presbytère après l’introduction de la Réforme,
- l’église Saint-Erard (n°14) : datant du début du XIVe siècle, cette chapelle était liée à l’ancien l’hôpital contigu. Après la Réforme, elle est transformée en 1539 en école pour garçons.
6 - Fortifications nord (rue dite "Steckgraben")
Emprunter le passage entre les n°14 et 16 de la place des Trois Églises.
En contrebas depuis la rue, voir les fortifications de 1291 : partie non doublée en 1500 mais qui a subi de nombreuses modifications.
7 - Cour des nobles de Berckheim
Entièrement en maçonnerie, la maison au fond de la cour comporte des fenêtres à meneaux ; le linteau de la porte de la tourelle d’escalier porte la date de 1523. Un cadran solaire orne la tourelle hexagonale.
8 - Maison du gourmet "À l’étoile"
Cette maison (propriété de la ville) reconstruite en 1686 dans le style baroque, présente l’une des façades les plus décorées de la cité : motif de la chaise curule, poteaux corniers (poteaux d’angles) et fenêtres aux encadrements en bois richement sculptés, allèges décorées des armes de la Ville, d’une étoile et de l’aubergiste-gourmet tenant cruche et gobelet, etc. Enseigne réalisée par le dessinateur alsacien Hansi.
9 - Maison dite du cloutier
Reconstruite en 1667, cette maison à pans de bois comporte deux poteaux corniers (poteaux d’angles), sculptés, représentant chacun un homme, celui de gauche évoquant le métier de cloutier exercé par le commanditaire de la maison.
10 - Fontaine de la Sinne (dite "Sinnbrunnen") (au pied du Dolder)
À cette fontaine érigée en 1560 s’opérait le jaugeage des tonneaux contenant le vin et autres récipients pour en vérifier la contenance. Le lion héraldique porte le blason des seigneurs de Horbourg (étoile) et les armes de Riquewihr (ramures de cerf des Wurtemberg et étoile).
11 - La Tour des Voleurs (au bout de la rue des Juifs)
Érigée en 1291 et remaniée au XVe siècle, haute de 18 m, elle est de forme pentagonale à l’extérieur et carrée à l’intérieur. Riquewihr étant siège de la Justice seigneuriale jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la chambre de torture (encore visible) permettait de soumettre les accusés à la question... et de les garder au cachot (accès par le chemin de ronde). La tour communique avec une maison de vigneron de 1563, arborant l’emblème du tailleur d’habit, adossée aux fortifications.
12 - Le Dolder
À la fois beffroi, tour de garde et porte supérieure de la cité, haut de 25 m, il est le monument emblématique de Riquewihr. Erigée en 1291 en même temps que la première fortification, cette tour a conservé son aspect médiéval, avec façade extérieure austère pour dissuader d’éventuels attaquants et façade intérieure ornée de colombages en encorbellement. Du haut du Dolder, le visiteur jouit d’une vue étendue sur les toits de la vieille ville et en direction de la plaine d’Alsace.
13 - La Porte Haute
Construite sans doute dès la fin du XIIIe siècle, elle fut agrandie lors du renforcement du système défensif vers 1500. Des éléments de défense sont encore identifiables : lourde porte en bois à double battant, herse en bois (une des plus vieilles d’Europe), embrasure où venait s’encastrer le pont-levis...
À remarquer : les fortifications de 1291 et de 1500, de part et d’autre du Dolder et de la Porte Haute.
14 - Maison Conrad Ortlieb
Construite en 1574 pour le gourmet Ortlieb (intermédiaire assermenté entre les vignerons et les marchands de vins), elle comporte deux portes cochères, dont l’une taillée en biais pour faciliter le passage des attelages. Outre les fenêtres à meneaux, un bas-relief orne la façade :
- dans sa partie gauche, le propriétaire affirme entre autres : "...cette construction chacun peut la contempler... Elle a été réalisée selon la forme que j’ai imaginée, je sais qu’elle ne plaira pas à tout le monde",
- dans sa partie droite, le propriétaire dialogue avec la mort : "Ô mort, tu n’as pas de pouvoir sur moi, dans cette maison je mène ma vie fastueuse". La mort lui répond : "Renonce à toute cette magnificence, cette maison tu l’as construite pour un autre".
15 - Cour de l’abbaye d’Autrey (dite "Adrihof")
Cet ensemble a été reconstruit, fin du XVIe siècle, à l’emplacement d’une propriété ayant appartenu depuis 1320 à l’abbaye d’Autrey (Vosges). La maison d’habitation présente un oriel à deux étages sur rue.
Dans la cour on remarque un escalier de 1510 descendant à la cave, un puits daté de 1587 et une tourelle d’escalier polygonale qui comporte plusieurs éléments intéressants : deux fenêtres dites rampantes, un escalier à vis aux moulures complexes et le garde-corps de style gothique tardif coiffant l’ensemble.
16 - Cour de Strasbourg (dite "Strassburgerhof")
Ancienne cour dîmière de l’évêché de Strasbourg jusqu’en 1324 (dîme = impôt collecté par le clergé).
Demeure de style Renaissance avec oriel et tourelle d’escalier arborant la date (1597) et l’emblème du tonnelier.
17 - Maison Dissler
Riche demeure bâtie en 1609 - 1610, elle est caractéristique de l’art de la Renaissance Rhénane, en particulier pour son pignon à volutes et obélisques et son oriel richement décoré.
18 - Maison située au 13 rue du Général de Gaulle
Cette maison comporte deux corps de bâtiment : à gauche, le portail est daté de 1565 ; à droite, la façade est ornée d’un élégant oriel à deux étages.
Une inscription en vieil allemand, sur la face ouest de l’oriel, commémore la surélévation de la maison en 1709 et rapporte que cette année-là, les vignes et de nombreux arbres fruitiers ont succombé au gel dans toute l’Europe.
19 - Château des comtes de Wurtemberg-Montbéliard (Cour du Château)
En 1539-1540, le comte Georges de Wurtemberg fait démolir l’ancien château pour construire l’actuel, avec pignon crénelé caractéristique de l’art rhénan du XVIe siècle. L’administration seigneuriale était installée dans le grand bâtiment voisin (le "greffe") construit peu après. À la Révolution Française, ces bâtiments sont vendus. Racheté en 1861 par la Ville, le château servira d’école ; depuis 1971, il abrite le musée de la communication en Alsace. Un bas-relief fixé au-dessus de l‘entrée de la tourelle d’escalier porte le blason des Wurtemberg-Montbéliard et la devise du comte Georges ("Die Stund bringt‘s End" : "Chaque heure peut être la dernière"). Une plaque commémore la naissance en ce lieu, en 1487, de Ulrich, futur duc de Wurtemberg.
Comme nous avions largement le temps, nous nous sommes dirigés vers le village de Bergheim où nous avions également trouvé une location.
Puis comme nous avions encore du temps devant nous, nous nous sommes dirigés vers Eguisheim élu "village préféré des français" en 2013.
Alors suivez-moi, je vous invite à entrer dans la rOnde d'Eguisheim.
Ville fortifiée dès 1257, Eguisheim est fier de ses pittoresques ruelles concentriques aux maisons à colombages richement fleuries. Seize cours dîmières, des fontaines, une église ainsi que des orgues Callinet contribuent à la personnalité historique du village.
L'église paroissiale est dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul. Remaniée en style gothique en 1220, il ne subsiste plus que le clocher de l'ancienne église romane. La charpente du clocher du 14ème siècle soutient quatre cloches dont la plus importante provient de l'Abbaye de Marbach. Le portail de l'église abrite une sculpture en bois polychrome dite "Vierge Ouvrante". Cette oeuvre des 13ème et 14ème siècles est l'unique exemplaire de ce type en Alsace, avec celle de Kaysersberg.
Le Château Bas d'Eguisheim, sur la place Saint-Léon, est adossé à une enceinte octogonale caractéristique du 13ème siècle, constituée de pierres à bossage.
A Eguisheim, il fait bon flâner le long des ruelles, dans la chaleureuse lumière qui varie selon les saisons, rehaussant ainsi la palette colorée des maisons blotties au creux des remparts.
Parking payant à l'entrée du village, mais......les toilettes sont gratuites.
Ce matin départ vers les montagnes pour faire la "route des Crêtes" en passant par le col du Bonhomme, le col de la Schlucht, le Hohneck et le Grand Ballon.
Ci-dessus notre parcours.
Situé à quelques battements d'ailes de la Volerie des Aigles, nous avons terminé notre journée en visitant la réserve des macaques de Barbarie. Il est interdit de nourrir les singes, sauf avec le pop corn qui vous est remis à l'entrée et que les singes viennent prendre le plus délicatement possible dans le creux de votre main. (www.montagnedessinges.com - tarif : 9 € par personne - parking gratuit).
Le site abrite plus de 200 macaques de Barbarie en liberté dans une forêt de 24 ha.
Ici un mâle porte un petit, là, deux femelles s’épouillent amicalement, là-bas de petits singes jouent les acrobates au dessus du bassin…
On estime actuellement les populations sauvages à moins de 10 000 individus.
Le Macaque de Barbarie est classé depuis 2008, espèce en danger par l'UICN, en raison de la forte diminution des populations sauvages (de plus de la moitié en 30 ans !).
Les macaques de Barbarie (Macaca sylvanus) sont originaires des régions montagneuses d’Afrique du Nord, au Maroc et en Algérie, où ils vivent dans des forêts, des gorges et crêtes rocheuses.
Et voilà encore une journée bien remplie.
Comme nous avions le temps, après le déjeuner, nous nous sommes dirigés vers la Volerie des Aigles située à quelques kilomètres du chateau du Haut-Koenigsbourg.
Parkin gratuit, entrée 9,50 € par adulte - www.voleriedesaigles.com
Nous y sommes arrivés juste à temps pour assister au spectacle de 14 h.
"Sur la route des vins, se dressent, en haut d'une colline de sapins noirs, les ruines du château médiéval de Kintzheim. On peut y voir évoluer, au-dessus des vieux murs moussus, de grandes ailes sombres : les rapaces sont maîtres des lieux.
La Volerie des Aigles donne à ses visiteurs l'occasion unique de pouvoir observer et admirer en plein ciel, ou à quelques centimètres d'eux, les plus beaux et les plus grands rapaces du monde, dans un spectacle impressionnant où l'émotion est grande, et les sensations garanties.
En touchant le cœur de ses visiteurs, la Volerie veut essayer de mieux leur faire connaitre les rapaces, et les sensibiliser à l'importance de la biodiversité et de la conservation des espèces de notre planète.
Honni et banni depuis plus d’un siècle, le rapace souffrait d’une image fausse et injustifiée. Les années 60 ont révélé un triste constat: réduction des populations de rapaces dans le monde entier. En cause : le piégeage et la chasse injustifiée, l’empoisonnement, l’agriculture extensive, le développement des infrastructures humaines (routes et pylônes électriques), et parfois des prélèvements abusifs par des fauconniers sans scrupules.
La Volerie des Aigles de Kintzheim fût la première en France, créée en 1968 avec pour but premier : - restaurer l’image des rapaces auprès du public, reproduire les rapaces en captivité et soutenir les actions de conservation de la diversité biologique.
La plus grande partie des oiseaux présentés à la Volerie des Aigles n'est pas née dans la nature. La Volerie possède un centre de reproduction des grands rapaces depuis plus de 20 ans."
Ce spectacle se déroule dans la cour du château avec une vue dégagée sur les vignes et le village de Kintzheim permettant aux différentes espèces de rapace d'évoluer facilement, ce qui ravira les enfants.